CorRTEx veut lever « les verrous technologiques » de la prévention de la corrosion

2019-10-04T16:09:13+02:00

Huit partenaires publics et privés, rassemblés au sein du consortium CorRTEx, veulent mener des travaux de recherche et d’innovation dans les domaines de la durabilité des matériaux. Pour cela, ils ont mis au point une boucle de corrosion instrumentée permettant de reproduire les conditions d’utilisation des équipements industriels, notamment dans le secteur de l’énergie.

Lancé officiellement le 3 octobre 2019 sur la plateforme d’innovation collaborative Axel’One à Solaize (Rhône), le consortium CorRTEx (Corrosion Research, Technology and Expertise) regroupe huit partenaires  : Axel’One, CNRS, IFPEN, l’Institut de la Corrosion, l’INSA Lyon, MECM (ingénierie), Mines Saint-Etienne et l’université de Lyon 1.

Malgré les avancées scientifiques et les progrès technologiques déjà réalisés, la corrosion reste à l’origine de nombreux dommages dans un grand nombre de domaines, soulignent les membres de CorRTEx, dans un communiqué.

Selon l’Organisation mondiale de la corrosion (WCO), ce phénomène naturel représenterait « 3 à 4 % du PIB des pays industrialisés ».

Pour répondre aux besoins des industriels sur ce sujet, CorRTEx a pour ambition de permettre une « recherche collaborative de pointe ». Un objectif qui passe notamment par la mise en œuvre d’outils spécifiques.

C’est ainsi que les partenaires ont développé – pour un montant de 500 000 euros, financé à parité avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes – une boucle de corrosion haute pression (jusqu’à 200 bar) et haute température (jusqu’à 350°C).

Cet équipement de laboratoire (image) instrumenté permet non seulement de tester la résistance à la corrosion de divers matériaux mais également de comprendre l’origine des endommagements subis par les installations.

Les verrous scientifiques associés à ces travaux portent entre autres sur l’identification des conditions de formation des dépôts de produits de corrosion protecteurs, la stabilité des couches passives, sur la compréhension des mécanismes d’entrée de l’hydrogène dans les aciers, puis les interactions hydrogène/microstructure, prenant en compte les effets de contrainte et de déformation, précise également le communiqué de CorRTEx.

Image : Axel One

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