Grand Paris : plus de la moitié des stations-service pourraient proposer des carburants alternatifs

2019-05-10T11:36:00+02:00

Sur les 402 stations-service actives sur la Métropole du Grand Paris, 222 disposent des conditions techniques et réglementaires pour intégrer des carburants alternatifs dans leur offre de produits, selon une étude publiée par l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme). L’organisme francilien a également réalisé une cartographie interactive des capacités d’évolution de ce réseau.

Représentant 59 hectares d’emprise foncière sur le territoire de la Métropole du Grand Paris, le tissu de stations-service comprend aujourd’hui 402 sites (dont 98 dans Paris intra-muros) accessibles aux véhicules motorisés, précise l’étude publiée en avril 2019 par l’Apur. Créé en 1967 par le Conseil de Paris, cet organisme mène différents travaux dans le domaine de l’aménagement du territoire.

Ces 402 points de vente ont distribué 2 milliards de litres de carburants (super et gazole) en 2017.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui sur le territoire du Grand Paris, 11 stations publiques distribuant du GNV/BioGNV et 4 stations proposant un avitaillement en hydrogène aux véhicules routiers. Enfin, pour les véhicules électriques, 7 106 bornes de recharge sont présentes, dont 2 185 sont opérationnelles et 4 921 « en sommeil avant d’être réactivées », précise l’étude de l’Apur.

Pour évaluer les possibilités de ce réseau dans le contexte des « nouvelles mobilités », l’organisme francilien a analysé les 402 sites recensés selon différents critères : emprise foncière, modèle d’implantation, contraintes réglementaires, insertion dans un projet de territoire…

Il ressort de ce travail que 222 stations sont « mutables », c’est-à-dire que leurs caractéristiques leur permettent de d’incorporer des énergies supplémentaires (GNV/BioGNV ou hydrogène) dans leur offre actuelle. Par ailleurs, 102 stations seraient éventuellement modifiables sous conditions (suppression de tout ou partie de l’offre actuelle, refonte de leur aménagement…). Enfin, si 78 sites « ne peuvent pas accepter de nouvelles énergies », ils pourraient accueillir – sous réserve d’une du réseau électrique suffisante – des « hubs » de recharge électrique.

Les experts de l’Apur ont réalisé une carte interactive des capacités d’évolution de ce réseau.

Image :

 

 

Partager