Le train à hydrogène d’Alstom entre en service commercial en Basse-Saxe

2018-09-24T15:47:53+02:00

Ce lundi 17 septembre 2018, deux trains Coradia iLint sont entrés en service commercial sur une ligne de près de 100 kilomètres. Alstom fournira 14 trains à hydrogène supplémentaires à l’autorité locale des transports de Basse-Saxe (LNVG) au cours de l’année 2021.

Le Coradia iLint, qui avait reçu l’Autorité ferroviaire allemande (EBA) son feu vert pour un service commercial en juillet dernier, est officiellement le premier train à hydrogène en exploitation.

Construit à Salzgitter, en Allemagne, ce train dispose d’un système de traction alimenté par une pile à hydrogène qui lui permet de circuler à une vitesse maximale de 140 km/h.

Ces premiers trains H2 seront exploitées pour le compte de l’autorité locale des transports de Basse-Saxe (LNVG) sur une ligne de près de 100 km reliant Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude, où ils replaceront les machines diesel.

Alstom avait signé, en novembre 2017, un contrat avec l’autorité locale des transports de Basse-Saxe (LNVG) pour la livraison, en 2021, de 14 trains à hydrogène supplémentaires, ainsi que pour leur entretien et leur alimentation en énergie sur trente ans.

Ces trains H2 seront ravitaillés dans une station mobile de distribution d’hydrogène. Le gaz sera injectés dans les réservoirs des machines depuis un conteneur en acier d’environ 12 m de haut, près des voies en gare de Bremervörde. Une station de distribution fixe doit être mise en service en 2021.

Les trains auront une autonomie totale de 1 000 km, ce qui leur permettra de circuler sur le réseau durant toute la journée, précise Alstom dans un communiqué publié le 16 septembre 2018.

« C’est une révolution pour Alstom et pour la mobilité de demain », a commenté Henri Poupart-Lafarge, pdg d’Alstom, dans le communiqué déjà cité. « Le Coradia iLint annonce une nouvelle ère dans les transport ferroviaires à zéro émission ».

« Nous nous engageons aussi sur cette voie parce que 120 de nos rames diesel arriveront en fin de vie d’ici 30 ans », a indiqué de son côté Carmen Schwab, dg de LNVG. « L’expérience tirée de ce projet nous offre une solution durable et pratique ».

Image : Alstom/René Frampe

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