L’extraction de gaz naturel à Groningue s’arrêtera d’ici 2030

2018-04-03T14:04:35+02:00

Les pouvoirs publics néerlandais ont annoncé l’arrêt d’ici 2030 de l’extraction sur le plus important gisement de gaz naturel en Europe. Dans un premier temps, le niveau de production passera de 21,6 Gm3 aujourd’hui à 12 Gm3 d’ici 2022.

« La principale préoccupation est celle de la sécurité », a affirmé le 29 mars 2018, le ministre des Affaires économiques et du Climat. Faisant face à une aggravation des phénomènes de sismicité censés être causés par des poches de vide formées lors de l’extraction de gaz, les pouvoirs publics avaient pris dès 2014 les premières mesures de réduction de la production.

En janvier 2018, un séisme avait atteint une magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter.

Le gaz de Groningue qui assure l’alimentation de 90 % des foyers néerlandais est également une ressource pour plusieurs pays voisins, comme l’Allemagne, la Belgique et le nord de la France.

Gasunie, le gestionnaire de réseau de gaz, a indiqué comment la production du gaz de Groningue peut encore être réduite « sans compromettre la sécurité d’approvisionnement ».

L’une des solutions retenues consiste à construire une usine de production d’azote qui permettra de convertir du gaz à haut pouvoir calorifique (gaz H) en gaz en bas pourvoir calorifique (gaz B). Cette installation, qui représente un investissement de 500 millions d’euros, sera opérationnelle en 2022.

Gasunie mise également sur l’achat d’azote supplémentaire et le développement de gaz renouvelables.

Image : Gasunie

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