Naval Energies inaugure à Cherbourg la première usine d’assemblage d’hydroliennes dans le monde

2018-06-15T17:36:44+02:00

La filiale de Naval Group dédiée aux énergies maritimes renouvelables (EMR) a inauguré le 14 juin 2018, à Cherbourg (Manche), la première usine dans le monde d’assemblage d’hydroliennes. Cette unité de 5 500 m2 du superficie dispose d’une capacité nominale de production de 25 turbines par an.

« Nous avons la capacité de produire une hydrolienne de 16 mètres de diamètre toutes les deux semaines », a commenté Laurent Schneider Manoury, président de Naval Energies et d’OpenHydro, dans un communiqué publié le même jour.

« La priorité de Naval Energies est d’assurer le succès des projets de démonstration à l’international est de préparer la montée en puissance du projet pilote Normandie Hydro dans le Raz Blanchard », a poursuivi le dirigeant.

Pour l’heure, les deux premières turbines qui seront assemblées dans l’usine sont en effet destinées à des opérateurs japonais et canadiens : Kyuden Mirai Energy et Cap Sharp Tidal.

Porté par EDF Energies Nouvelles, le projet Normandie Hydro vise à installer sept hydroliennes d’une puissance unitaire de 2 MW dans le Raz Blanchard. Cette ferme de 14 MW devrait être raccordée au réseau de transport d’électricité à l’horizon 2020, selon Naval Energies.

« Nous avons un besoin urgent de visibilité commerciale et espérons des décisions commerciales des Etats, et notamment de la France, pour le lancement d’appels d’offres pour des fermes commerciales », a insisté Laurent Schneider Manoury.

« A l’Etat (français) de s’engager sur les fermes commerciales afin d’assurer le pérennité de la filière », a renchéri Hervé Morin, président de la Région Normandie et de Ports Normands Associés (PNA).

Le mercredi 13 juin, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, avait annoncé avoir demandé que soit réalisé une étude complémentaire sur le potentiel de l’énergie hydrolienne, compte tenu des coûts actuels de production « encore très élevés ».

Selon Naval Energies, le potentiel mondial de l’énergie hydrolienne représente un marché de plus de 2000 machines. Au-delà de la France, du Canada, du Royaume-Uni et du Japon, « plusieurs pays comme l’Indonésie et le Chili montrent des réels signes d’intrérêt », ajoute l’entreprise.

Image : Naval Energies

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