Naval Energies met fin à ses développements dans l’hydrolien

2018-07-27T11:12:21+02:00

Naval Energies, filiale de Naval Group (ex-DCNS), a annoncé le 26 juillet 2018 qu’il arrêtait ses investissements dans l’hydrolien et fermait son usine de Cherbourg inaugurée il y a un mois et demi. L’entreprise poursuit ses développements sur l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers. 

Naval Energies a développé la technologie de l’hydrolien jusqu’à la phase de démarrage industriel, rappelle l’entreprise dans un communiqué publié le 26 juillet 2018. La filiale de Naval Group a ainsi connecté au réseau, le 24 juillet, une nouvelle machine au Canada – la deuxième en deux ans – dans la baie de Fundy.

Au mois de juin dernier, l’entreprise avait inauguré à Cherbourg sa première usine d’assemblage d’hydroliennes.

Pour expliquer sa décision, Naval Energies met en avant « le décalage entre l’offre technologique et la demande du marché », mais aussi « le système de subventions qui n’apporte pas d’aides directes aux constructeurs pendant les phase de développement ».

« Ce choix s’impose à nous », a insisté Laurent Schneider-Maunoury, président de Naval Energies. L’absence de perspectives commerciales « ne nous permet pas de financer seuls plus longtemps le développement des activités hydroliennes ».

Ainsi, dans le cadre du débat public sur la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie), l’Ademe ne prévoit que 100 à 150 MW installés d’ici 2028, soit 50 turbines de 2 MW dans dix ans, ajoute le groupe industriel.

Naval Energies va désormais concentrer ses efforts sur les deux technologies « qui reçoivent le soutien des autorités publiques » : l’éolien flottant et l’énergie thermique des mers.

Image : Naval Energies

 

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